Parcours patrimoine

La Ville de Machecoul-Saint-Même, en partenariat avec Machecoul Histoire et l’Association des Historiens du Pays de Retz, lance à partir de septembre 2026 son parcours patrimoine, un nouveau support permettant de valoriser son patrimoine local.

Le parcours se décline en deux itinéraires :

  • Un circuit en centre-ville, composé de 13 sites, accessible à pied, une occasion de découvrir et de mieux comprendre l’histoire locale.
  • Un circuit élargi, comprenant 9 sites, à parcourir à vélo, une approche plus large du patrimoine de la commune et de ses environs.

Les dépliants seront disponibles en septembre dans différents lieux : Office de Tourisme, Service Culture Sport Vie Associative, Bibliothèque et Mairie.

1. Les Halles

Nous démarrons notre promenade avec les halles, construites entre 1880 et 1890 sous le mandat d’Henri de la Biliais. Elles remplacent la cohue médiévale (mentionnée dès la fin du XIe siècle), alors jugée vétuste et dangereuse. À l’origine, le nouvel édifice, en fer et verre, se présente comme un parallélogramme. Son style évoque l’architecture des Halles Baltard de Paris. Au coin de la place, vous pouvez observer l’ancien presbytère (1850).

2. L’Église de la Trinité

L’ancienne église de la Trinité, qui datait du XIIIe siècle et avait survécu à la Révolution, fut jugée trop petite et incommode au milieu du XIXe siècle. Vers 1850, un projet de nouvelle église est lancé par l’abbé Bouron et le maire Alexandre Riou. Un plan est approuvé par le préfet en 1862 et commencent alors les travaux de ce vaste édifice de style néogothique. Après la mort du curé en 1875, son successeur, l’abbé Lavigne, fait ériger les deux clochers, victoire locale face aux réticences ministérielles et diocésaines.
L’église fut achevée en 1881, orientée vers le nord-ouest, à la différence de l’ancienne, orientée nord-est.
Un nouvel orgue des ateliers Le Mintier et Gloton de Nantes est inauguré en 1921.

3. L’Auditoire

Face à l’église, vous pouvez admirer ce bâtiment construit en 1755 pour Gabriel de Neufville-Villeroy, seigneur du duché de Retz. Cet édifice fut un auditoire de justice seigneuriale jusqu’à la Révolution, puis tribunal du district. Devenu propriété communale en 1804, il accueille la mairie, avec l’ajout de deux ailes en 1838. Les fonctions judiciaires perdurent jusqu’en 1945. Rénové en 1995, il accueille aujourd’hui des mariages, réceptions et conférences. Longez l’Auditoire, direction le Falleron, petit fleuve se jetant dans l’océan Atlantique au port du Collet.

4. Le Château des Seigneurs de Retz *

Arrivant sur le pont du Falleron, vous pouvez entrapercevoir le château à travers les arbres. Classé au titre des monuments historiques en 1925, c’est un site majeur du pays de Retz. Construit entre 1235 et 1248 par Pierre de Dreux, duc de Bretagne, il fut l’objet de plusieurs remaniements au XIVe et à la fin du XVe siècle. Résidence de Gilles de Rais, il est ensuite modernisé et transformé en forteresse bastionnée par les Gondy, famille noble d’origine florentine proche de la cour royale, qui obtient l’érection de la baronnie en duché-pairie à la fin du XVIe siècle.

Situé sur le Falleron, le château a joué un rôle clé dans le contrôle du commerce du sel et de la gestion de l’eau. Des fouilles archéologiques y sont menées depuis 2008. Sur le portail, vestige de la forteresse à côté du calvaire, vous pouvez observer les armes sculptées des Gondy. En passant par le parc, vous longez le canal et l’ancien lavoir du petit pré autrefois couvert, construit en 1900. Au bout du parc vous tournez à gauche vers la grande rue Alexandre Riou.

5. La Maison Finez

Au n°43, construite au XVIIIe siècle pour Laheu des Ayrault, sénéchal du duché de Retz et premier maire de Machecoul, cette demeure partage des traits architecturaux avec l’hôtel Réal des Perrières. Elle a appartenu à plusieurs personnalités locales, dont le maire Cailleteau. Au XXe siècle, elle devient école de filles, puis cabinet vétérinaire. Elle a été acquise par la commune en 1980.

6. La Maison des Perrières

Au n°80, construit vers 1750 pour François Réal des Perrières, avocat et procureur fiscal du duché de Retz, cet hôtel particulier de style nantais (inspiré de l’île Feydeau) se caractérise par ses balcons en fer forgé et ses trois niveaux. Il a servi de mairie, puis de gendarmerie avec prison jusqu’en 1975. Aujourd’hui il accueille des services de proximité.

7. Le Couvent des Calvairiennes

Donnant sur la place du Petit Calvaire derrière l’église, il a été fondé en 1673 par le duc Pierre de Gondy pour accueillir sa fille Marie-Catherine, religieuse calvairienne comme son arrière-grand-mère. Elle dirige ce monastère jusqu’en 1677. À la Révolution, il subit la sécularisation et les changements de propriétaires. Les religieuses reviennent en 1828 et restaurent le site, notamment la chapelle encore en usage. Les bénédictines du Calvaire quittent Machecoul en 1958.

8. L’Hôtel Real des Perrières (Maison Rousteau) *

Vous pouvez admirer à travers les grilles du n°251 et entre deux petits pavillons cette résidence construite au XVIIIe siècle pour François Réal des Perrières. La maison est acquise par la famille Rousteau en 1893. Ce logis style Louis XV est le type même de la maison noble en pays de Retz, à la fin de l’Ancien Régime. Ses façades, toitures et jardin sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1992.

9. Le Manoir de la Verrerie *

Au n°3 rue Saint-Nicolas, ce manoir est un des plus vieux édifices de la ville. Construit au XVIᵉ siècle sous le roi de France François Ier pour une de ses “protégées”, le logis devient en 1588 propriété de Giovanni Ferro, maître verrier italien arrivé avec les Gondi, d’où le nom du lieu. Il appartient depuis 1947 aux Frères de Saint-Gabriel, congrégation enseignante.

10. L’Ancien hôpital – Hospice Saint-Nicolas *

En face du manoir, il est fondé en 1777 et édifié sur l’emplacement d’une ancienne aumônerie éponyme, datant vraisemblablement du Moyen Âge. Le site connut plusieurs agrandissements autour de sa chapelle. Reconverti depuis peu en logements, l’ancien hôpital local eut ponctuellement une vocation militaire, des Guerres de Vendée jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Au bout de la rue tournez vers la place du champ de foire, ancien marché bovin d’importance pour le pays de Retz.

11. La Corderie Plantive

À droite après la voie de chemin de fer, rue des Marais, la corderie Plantive fondée en 1900 est un ancien atelier artisanal spécialisé dans le tressage de fibres naturelles, pour les besoins de l’agriculture locale et des artisans du pays de Retz. Depuis 2021, le site accueille un écomusée.

12. Fresque et triptyque de Pavageau, peintre local

En redescendant rue des Capucins, vous pouvez observer sur votre droite le cinéma. À l’intérieur, sur les murs de ce qui était la salle du théâtre Saint-Honoré, une fresque monumentale en 27 tableaux retrace mille ans d’histoire de Machecoul, du IXe au XIXe siècle. Un tryptique présentant des scènes de la vie maraîchine est également exposé. Le peintre Armand Pavageau (1922-1984), né à Machecoul, est reconnu pour ses styles et techniques éclectiques.

13. L’Ancien couvent Capucin – Collège Saint-Joseph *

En face du cinéma, vous pouvez encore admirer quelques bâtiments de l’ancien couvent des frères Capucins, construit au XVIIe siècle. Le collège s’y installe en 1830 avant d’être dirigé par les Frères de Saint-Gabriel. Il est héritier d’une institution scolaire existant dès le XVe siècle. En rentrant vers les halles, vous pouvez admirer sur votre droite le Duc de Retz, café de style Art Nouveau, ancien café des Voyageurs construit en 1910.

14. La Distillerie Saint-Remy Seguin

Située en face de la gare, cette distillerie fût fondée en 1886 par Paul Rémy Martin, négociant en cognac. L’ensemble architectural s’organise autour d’une cour centrale, avec plusieurs bâtiments : la brûlerie (alambics), les chais à vin et à eau-de-vie, et des espaces de stockage pour les fûts et tonneaux de chêne. Depuis 2007, le site appartient à Sud Retz Atlantique Communauté (et Novoferm) et est animé par une association. En partant de la distillerie, prenez le chemin de la Cour du Bois situé sur la gauche, direction la rue des Basclotières. Au bout de cette rue, le four se trouve à 300 m sur votre gauche.

15. Le Four à chaux

Au Moyen Âge, le prieuré Saint-Michel et sa chapelle aux marins, surmontent un îlot calcaire émergeant au fond du golfe de Machecoul. En 1857, un four à chaux est bâti et exploité durant 70 ans. Le monument témoigne d’un savoir-faire ancestral pour un usage essentiellement agricole. Aujourd’hui, les visiteurs profitent du point de vue, orné de panneaux instructifs sur la faune et la flore du marais. Revenez sur vos pas (au départ du four à chaux), direction rue de Plaisance vers l’avenue de l’Hippodrome.

16. Le Moulin de la Martinière *

Découvrez sur votre gauche une construction cylindrique située dans les Chaumes qui a fait l’objet d’interprétations diverses et controversées : « phare à bois » d’époque gallo-romaine, « moulin à poivre », « tour à feu », « tour de garde », « télégraphe », « tonnelle ». En réalité, cette tour en pierre constitue la base d’un moulin à pivot tournant ou d’un moulin turquois construit avant la Révolution. Le système de meules est placé à l’intérieur d’une construction de bois, monté sur le bâti de la tour et repose sur un pivot central qui descend dans la cheminée. Direction chemin du Château d’eau… tout au bout prenez sur votre gauche.

17. Le Cimetière

L’emplacement du cimetière correspond à une ancienne nécropole mérovingienne. À la fin du XIXe siècle, des travaux d’agrandissements lui donnent sa configuration actuelle. Le monument aux Morts date de 1921. Diverses personnalités locales sont inhumées à Machecoul : militaires, religieux, élus, médecins, notables, artistes… Au cœur du cimetière s’élève une croix datant de l’époque médiévale.

18. L’Abbaye de la Chaume

L’abbaye Notre Dame de la Chaume date du XIe siècle (Acte de fondation du seigneur Harscoët de Rais en 1055). Le prieuré, devenu abbaye en 1100, est situé sur le domaine de la Chaume près de Sainte-Croix. Elle perdure jusqu’en 1767. Ne restent de l’abbaye qu’une partie des murs d’enceinte avec les deux oculi. Le pigeonnier (XVIIIe siècle) est l’élément le mieux conservé. Sous un préau, on peut observer trois sarcophages (VIIe siècle) en calcaire coquillier, provenant de la vaste nécropole mérovingienne. Revenez sur vos pas, direction allée Notre Dame de la Chaume, prenez sur votre gauche après le passage à niveau…

19. L’Ancienne Minoterie Laraison *

Le haut bâtiment originel en pierre de taille domine la ville depuis 1899. En 1900, l’industriel pornicais Auguste Laraison acquièrt le moulin et l’usine électrique attenante. La minoterie Laraison ravitaille aussi bien les boulangers locaux que les entreprises biscuitières nantaises. En 1968, le site devient un centre de stockage de céréales, avant sa fermeture définitive au début des années 1990. Le bâtiment est restauré en 2020 et accueille à ce jour des logements privés. Direction le rond-point des Carrières en passant par les lotissements. Prenez le sentier qui longe le boulevard de l’Atlantique jusqu’au rond-point.

20. Le Grand Étang

Ce plan d’eau occupe les cavités restantes d’une ancienne carrière calcaire (explorée jusqu’au début des années 80). Les fronts de taille visibles au bout de l’étang, témoignent de l’extraction de la pierre destinée à la construction ou à la fabrication de chaux. Ce site est un lieu de promenade et de loisirs : parcours santé, jeux pour enfants, aires de pique-nique… Dirigez-vous au nord de l’étang, suivez le chemin de randonnée vélo jusqu’au lieu-dit du Temple. Prenez ensuite sur votre droite direction le bourg à 1 km…

21. Le Bourg de Saint-Même-Le-Tenu

La fondation du bourg de Saint-Même-le-Tenu est liée à la rivière qui le traverse. Dès l’époque gallo-romaine, le port du Tenu reçoit des marchandises : chaux, bois ou sel. Les moines de Saint-Mesmin-de-Micy (sud d’Orléans) y construisent une église et un prieuré (VIIIe). La bourgade prend le nom du saint protecteur de l’église. L’église actuelle s’appelle Saint-Maxime, en l’honneur du fondateur du monastère de Micy. On peut accéder aux rives du Tenu, sur la place du Port, en face du bar/restaurant. Dans le bourg de Saint-Même-le-Tenu, prenez rue de la Ville en bois. A la sortie du bourg tournez à gauche après 500m direction La poterie.

22. Le Pont de Cahouët

Ce pont qui enjambe le Falleron est un pont roman, souvent dénommé (à tort) pont romain. Il ne date pas de l’époque gallo-romaine. Sa première construction remonte au Moyen Age (fin XIe siècle), contemporaine de l’édification d’un prieuré voisin Saint-Pierre de Cahoët. Reconstruit au XVIIe siècle, il comporte deux arches.

*Lieux privés non accessibles au public


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